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— by @RVT049, 2026-10-24T11:50:23.670Z

Quand on liste les faits, on s'aperçoit que l'Etat applique une véritable stratégie non pas de "pourrissement" mais de "sabotage administratif".

Exemples :

En amont du 17/10/2026 :

Pendant les manifestations du 17/10/2026 :

A la suite des manifestations du 17/10/2026 :

En amont du 24/10/2026 :

Cette volonté de désorganisation permet à l'Etat de garder un contrôle absolu sur le récit des événements : si les mobilisations se déroulent dans le calme, l'Etat peut se targuer d'avoir pris des mesures adéquates. Sinon, la responsabilité incombe aux manifestants et aux organisateurs et l'Etat peut s'ériger en victime des violences commises par la population.

Laisser aux organisateurs, aux syndicats et aux commerçants pour s'organiser est pourtant un facteur primordial dans la limitation des violences urbaines : les services d'ordre mis en place par les organisateurs sont en première ligne de tout dispositif de maintien de l'ordre dans la mesure où ils gèrent les débordement sans impliquer les CRS encadrant les manifestations. Par ailleurs, les commerçants, lorsque prévenus en avance, peuvent prendre leurs dispositions afin de protéger leurs commerces dans la mesure du possible en amont des manifestations.

L'Etat effectue ces tentatives d'interdiction et ces altérations aux paramètres d'organisation à la dernière minute en sachant pertinemment le rôle que joue le temps et l'organisation du mouvement social dans son bon déroulement - et il y porte atteinte en toute connaissance de cause.